Elle porte plainte contre l'État — Pollution à Paris

La quinquagénaire présentera notamment à la justice des copies de ses frais médicaux ou de ses absences au travail imputés à la pollution urbaine

La quinquagénaire présentera notamment à la justice des copies de ses frais médicaux ou de ses absences au travail imputés à la pollution urbaine

Une Parisienne de 56 ans, s'estimant victime de la pollution atmosphérique parisienne a annoncé son intention de porter plainte contre l'Etat ce mercredi.

Pour elle, l'Etat français ne fait pas respecter les normes en matière de qualité de l'air. Et pour cause, la quinquagénaire a contracté de nombreux problèmes de santé à cause de cette dernière. Clotilde Nonnez prend chaque jour des médicaments et pratique des exercices de respiration et de méditation pour soulager ses problèmes respiratoires (asthme et bronchites).

Munie de divers certificats médicaux, la plaignante espère obtenir réparation pour ses absences professionnelles et les frais médicaux engagés pour se soigner.

Si cette Parisienne devrait bientôt être totalement débarrassée de cette inflammation, son traitement contre l'asthme va devoir quant à lui être suivi "à vie". Elle inhale également chaque matin deux grandes bouffées d'Innovai 200, un comprimé de Singulair, un sachet d'Exomuc. "On la subit tout de suite, elle tue beaucoup de gens, des milliers de personnes sont malades et subissent des attaques, développent la maladie de Parkinson ou des cancers", assure-t-il voulant notamment s'inspirer du Japon par exemple, "qui s'est mis extrêmement tôt à l'électrique". "Je regarde la météo parce que je sais que, lorsqu'il pleut ou qu'il y a du vent, ce n'est pas très pour le moral mais au moins c'est bon pour la ville", explique t-elle encore pour Franceinfo. Depuis, la professeure de yoga a dû réduire son activité professionnelle. "Si je ne faisais pas de yoga, je vivrais depuis longtemps sous assistance respiratoire", explique t-elle même. C'est la première fois qu'une telle action est engagée.

Porte-parole de l'association Respire, Sébastien Vray voit avant tout dans cette requête un combat pour "le droit de disposer de sa santé sans être pris en otage: on n'a rien demandé et on nous intoxique ", déplore le militant qui considère que ce problème de santé publique est encore largement sous-estimé. Rappelant que " les pics de pollution, et plus globalement la pollution de l'air est responsable de 48 000 morts par an en France.

Selon certaines études, la pollution et la dégradation de l'environnement seraient la troisième cause de mortalité en France.

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