Macron face à l'anxiété des maires — Taxe d'habitation

Taxe d’habitation et réduction des dépenses à l’ordre du jour

Taxe d’habitation et réduction des dépenses à l’ordre du jour

Ce lundi, celui qui est devenu entre-temps président de la République ne se fera pas représenter et viendra prononcera à 15 heures un discours très attendu à la première " conférence nationale des territoires " du quinquennat; une conférence appelée à réunir tous les six mois, autour du Premier ministre, les associations d'élus, de collectivités et l'État.

Nouveauté du présent quinquennat: avec la loi sur le non cumul des mandats, les élus locaux, maires de grandes villes, présidents de Conseils départementaux, vont désormais pouvoir se consacrer entièrement à leur mandat. Au coeur des négociations et des débats, la maîtrise et la réduction des dépenses publiques.

Une "instance de dialogue" avec le Premier ministre et seize représentants des collectivités, puis un déjeuner en présence du chef de l'Etat doivent contribuer à la démarche de concertation affichée par le gouvernement. L'exonération massive de taxe d'habitation incite en effet à envisager une réorganisation profonde de la fiscalité locale. "Nous devons donner plus de prévisibilité et plus de lisibilité sur l'évolution des ressources des collectivités territoriales. Et nous devons engager une réflexion d'ensemble sur la fiscalité locale, sur la taxe d'habitation bien sûr, elle est annoncée, mais plus généralement sur l'ensemble du système de financement des collectivités territoriales", a-t-il déclaré.

Leader de la droite pour la campagne des législatives après l'échec de François Fillon à la présidentielle, François Baroin a été assez durs avec les élus LR pro-Macron tout en persistant à relayer certaines fausses informations sur Emmanuel Macron.

La baisse représenterait entre 8,5 milliards et 10 milliards d'euros de pertes de recettes fiscales pour les municipalités, selon Le Figaro.

Pour M. Baroin, " la taxe d'habitation, c'est d'abord un lien direct entre la collectivité et ses habitants ".

Le président prend un risque constitutionnel en voulant supprimer cet impôt.

Le président de l'Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau, a, lui, estimé ce lundi sur Europe 1 que "remettre en cause l'une des ressources principales des communes pose le problème de l'autonomie de ces communes ".

Face aux critiques, Christophe Castaner a insisté sur la nécessité de réformer un impôt "archaïque" et "injuste". "Dès 2020, 4 Français sur 5 ne paieront plus la taxe d'habitation", promet-il, exonérant les "classes moyennes et populaires".

Sur le principe, l'exécutif a promis de rembourser les communes et les intercommunalités, qui perçoivent les recettes de la taxe d'habitation, à l'euro près.

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