300 millions d'euros en moins pour les collectivités — Baisse des dotations

Philippe Wojazer  Reuters                       Malgré son engagement Macron coupe plus de 300 millions d'euros de dotations aux collectivités locales

Philippe Wojazer Reuters Malgré son engagement Macron coupe plus de 300 millions d'euros de dotations aux collectivités locales

Mais, ce qu'ils ne savaient pas, c'est que ce régime drastique prendrait effet. dès cet été. Nos confrères indiquent que parmi ces 300 millions d'euros de crédits annulés "46,5 millions concernent la politique de la ville". Emmanuel Macron avait pourtant promis le 17 juillet, lors de la Conférence nationale des territoires au Sénat, de ne pas toucher aux crédits alloués aux collectivités locales. Le Président de la République ne revient donc pas pour l'heure sur sa promesse. Le président demande 13 milliards d'effort, c'est considérable. "Les dotations ont beaucoup baissé et c'est trop brutal. Soit 11% du budget total que l'Etat avait prévu pour aider les communes en difficultés".

"À aucun moment on ne nous a avertis de ce mauvais coup financier", dénonce de son côté le président du Comité des finances locales et maire d'Issoudun (Indre), André Laignel, auprès de Libération. L'objectif pour le chef de l'Etat est de respecter la fameuse règle du déficit des 3% du PIB.

Face aux inquiétudes des élus locaux, le gouvernement se veut rassurant.

"Les annulations porteront sur des projets non engagés", répond dans le quotidien l'entourage du ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard. C'est un non-sens économique puisque cela va d'abord pénaliser les entreprises locales.

Ce décret est un nouveau coup dur pour les collectivités locales qui avaient déjà vu baisser, sous le quinquennat Hollande, leur dotation globale de fonctionnement (DGF). Un bref répit auquel le décret du 20 juillet vient sonner le glas.

Invité de franceinfo ce mercredi, Olivier Dussopt, député PS de l'Ardèche et président de l'Association des petites villes de France (APVF), a déploré "une trahison et une déception".

Interviewé par Libération, François Lamy, ex-ministre délégué à la Ville dans les gouvernements de Jean-Marc Ayrault a vivement réagi: "C'est le monde associatif de proximité qui va crever, tout simplement".

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