Perquisitions et arrestations, l'enquête s'accélère — Oeufs contaminés

Des oeufs vendus dans un supermarché à Lille dans le nord de la France le 11 août 2017

Des oeufs vendus dans un supermarché à Lille dans le nord de la France le 11 août 2017

Deux suspects ont été arrêtés jeudi aux Pays-Bas dans le cadre de l'enquête sur l'utilisation frauduleuse de l'insecticide fipronil dans des élevages de poules pondeuses à l'origine du vaste scandale sanitaire des oeufs contaminés, a annoncé le parquet néerlandais.

L'UE veut convoquer une réunion sur la crise des oeufs contaminés à l'insecticide fipronil, invitant ses Etats membres à "travailler ensemble" plutôt que de désigner "des coupables".

" Nos inspecteurs poursuivent les contrôles dans les fermes avicoles à travers le pays", a-t-elle ajouté. La crise, qui trouve son origine en Belgique et aux Pays-Bas, ainsi qu'en Allemagne où quelques exploitations sont concernées, a impacté cinq autres pays d'Europe où ces œufs ont été livrés.

Plusieurs producteurs de la Belgique et des Pays-Bas font l'objet d'une enquête depuis qu'on a découvert que leurs oeufs avaient été traités avec un produit chimique interdit et dangereux pour la santé humaine, le Fipronil. Deux dirigeants de l'entreprise qui a " probablement " appliqué le produit prohibé ont été interpellés jeudi aux Pays-Bas. Le Danemark, la Slovaquie et la Roumanie ont annoncé hier qu'ils étaient affectés à leur tour, une dizaine de pays européens sont donc maintenant concernés.

Le ministère de l'Agriculture indique, ce vendredi, qu'un établissement de Moselle a réceptionné des ovoproduits contaminés en provenance de Belgique.

Alors que la substance est jugée modérément toxique par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le ministère de l'Agriculture rappelait dans un communiqué que "la présence de traces de fipronil ne constitue pas en soi un risque; seules les analyses engagées permettront de déterminer si le niveau de contamination de ces produits est susceptible de présenter un risque pour la consommation ".

Le scandale avait démarré de façon retentissante la semaine dernière par le retrait de millions d'œufs des supermarchés allemands et néerlandais.

Cette critique a été relayée en creux par son homologue français Stéphane Travert, qui a également égratigné la Belgique au passage, en exprimant son souhait d'avoir à l'avenir "des échanges beaucoup plus fructueux et beaucoup plus rapides" avec ces pays en pareille situation.

"En conclusion, en cas de dépassements des niveaux de consommation maximale d'œufs ou de viande de poulets contaminés identifiés par l'Agence, le risque ne peut être exclu", estime l'Anses.

Jeudi, le gouvernement néerlandais avait déjà reconnu que, "rétrospectivement" et "avec la connaissance d'aujourd'hui sur l'ampleur de l'utilisation et de la présence de fipronil dans les oeufs", l'agence de sécurité alimentaire NVWA "aurait dû conseiller des mesures pour faire respecter la loi". Selon le parquet d'Anvers, "près de 6 000 litres de produits interdits" - du fipronil - ont été saisis en juillet chez le distributeur belge de produits sanitaires pour l'élevage Poultry-Vision. Le risque en matière santé publique semble donc écarté. Les initiales "NL" et "BE" sont utilisés pour les Pays-Bas et la Belgique, qui sont à éviter en cette période. Même consommé à haute dose, le Fipronil n'affiche qu'une toxicité modeste.

Une exposition à long terme à de grandes quantités du produit peut endommager la glande thyroïde, le foie et les reins, et possiblement provoquer des convulsions.

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