Le Parlement d'Irak hostile au référendum sur l'indépendance du Kurdistan

Irak le Parlement fédéral vote contre le référendum d'indépendance au Kurdistan

Irak le Parlement fédéral vote contre le référendum d'indépendance au Kurdistan

Les autorités du Kurdistan irakien ont annoncé samedi qu'elles maintenaient le référendum prévu le 25 septembre sur l'indépendance de leur région, malgré des appels de la Ligue arabe à l'ajourner.

Le dirigeant kurde a redit que le scrutin aura lieu le jour dit, expliquant notamment que le pouvoir central irakien n'avait pas respecté ses obligations envers la Constitution, ainsi que les partenariats et les accords conclus auparavant entre Erbil et Baghdad.

Mardi, le Conseil de la province de Diyala, dans l'est de l'Irak, a également rejeté le référendum kurde, et a appelé au déploiement des forces de sécurité gouvernementales à travers la province, notamment dans les régions disputées qui sont réclamées à la fois par les Kurdes et par Bagdad.

Un peu plus tôt dans la journée, M. Aboul-Gheit avait rencontré à Baghdad le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi, confirmant la volonté de la Ligue arabe de préserver l'unité du pays et de relancer le dialogue entre les deux parties. Ce référendum, même non contraignant, avait aussi suscité une levée de boucliers de Washington, de capitales européennes et surtout de la Turquie et de l'Iran voisins, qui craignent qu'un tel processus attise les appétits séparatistes de leurs propres minorités kurdes. Si tous adhèrent au rêve d'un Etat kurde, de nombreuses voix s'élèvent pour questionner l'opportunité du calendrier de M. Barzani.

Mais M. Barzani a déjà prévenu: il veut des "garanties" et des "alternatives" pour repousser ou annuler le référendum. La prochaine échéance annoncée par les autorités irakiennes est la reprise de Hawija, l'un des deux derniers bastions du groupe Etat islamique (EI) en Irak, qui se trouve dans la province de Kirkouk. Plusieurs responsables turcs ont fait cette proposition de façon officielle, tandis que l'Iran l'a formulée de façon informelle en envoyant des diplomates rencontrer notamment M. Barzani, a indiqué à l'AFP un responsable politique kurde sous le couvert de l'anonymat. Et, affirme le politologue Abdelhakim Khasro, ´´il n'existe aucun obstacle´´ légal ou constitutionnel qui pourrait forcer Erbil à renoncer à son projet. Et tenter de les convaincre.

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