Le journaliste Loup Bureau de retour en France

Expulsé de Turquie le journaliste Loup Bureau très soulagé d'être en France

Expulsé de Turquie le journaliste Loup Bureau très soulagé d'être en France

"A partir du moment où M. Macron a annoncé qu'il demandait ma libération, il y a eu des changements, les gardiens ont commencé à comprendre que je n'étais pas un terroriste, que les faits qui m'étaient reprochés n'étaient pas forcément vrais", a-t-il dit. Au pavillon d'honneur de l'aéroport, un comité d'accueil, composé notamment de sa famille, ses amis et de la ministre de la culture Françoise Nyssen, attendait le jeune homme, qui a aussi pu s'entretenir par téléphone avec le président de la République Emmanuel Macron. Le reporter indépendant, accusé par Ankara d'appartenance à "une organisation terroriste armée", est sous le coup d'une mesure d'expulsion. "Je n'est pas été maltraité physiquement mais il y a eu des menaces, des intimidations".

Il a expliqué que ses conditions de détention étaient au départ "un peu compliquées". "A partir du moment où il était en prison, les choses se sont normalisées".

La veille sur TV5 Monde, Loïc bureau avait évoquéun "dénouement-éclair" après la visite en Turquie du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, alors que les espoirs de libération semblaient alors devenus très maigres.

Fin août, le président Macron avait demandé sa "libération rapide" à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

Loup Bureau "a toujours au-dessus de lui un risque de condamnation, une condamnation extrêmement grave puisque cela voudrait dire que Loup est un terroriste", a rappelé l'avocat. Il avait été interpellé à la frontière turco-irakienne après que les autorités ont trouvé sur son appareil photo des clichés le montrant aux côtés de combattants kurdes des YPG.

Loup Bureau demeure cependant sous la menace d'une éventuelle condamnation. "Pour lui malheureusement le combat n'est pas terminé", a-t-il ajouté.

Cette libération "est un événement bienvenu mais la situation en Turquie n'a pas changé", a aussi déclaré Pierre Haski, président de RSF.

Avant Loup Bureau, en mai, Mathias Depardon, un photojournaliste français, avait lui aussi été arrêté dans le sud-est de la Turquie, soupçonné de "propagande terroriste" pour le compte du PKK pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des photos prises lors d'un reportage. Les journalistes turcs sont de loin les plus touchés, mais leurs confrères étrangers ne sont pas épargnés. Il avait été expulsé après un mois de détention.

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