Perquisition en cours chez LafargeHolcim à Paris — Syrie

Affaire Lafarge en Syrie: des perquisitions en cours au siège du groupe à ParisPlus

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Une perquisition était en cours, ce mardi au siège de Lafarge à Paris, dans le cadre d'une enquête sur les conditions de fonctionnement de sa cimenterie de Djalabiya, au nord de la Syrie, rapportent les médias français. La société de matériaux de construction est soupçonnée d'avoir indirectement financé des groupes djihadistes en Syrie, dont l'organisation État islamique (EI).

"LafargeHolcim confirme qu'une perquisition est en cours à son siège corporate français", a dit une porte-parole du cimentier franco-suisse.

Les enquêteurs cherchent à savoir si des responsables du groupe en France avaient eu connaissance de tels accords.

Un communiqué du parquet fédéral belge a indiqué: "Un juge d'instruction spécialisé en matière de terrorisme de Bruxelles a fait procéder ce matin à l'exécution par la police judiciaire fédérale d'une perquisition à Bruxelles, simultanément à d'autres perquisitions effectuées en France".

Le scandale avait été révélé en juin 2016 dans Le Monde, dans une enquête mettant en lumière de "troubles arrangements " entre Lafarge Cement Syrie (LCS), branche syrienne du groupe, et l'organisation État islamique, tandis que le groupe djihadiste gagnait du terrain.

Cela représentait pour l'EI "de l'ordre de 20.000 dollars" par mois, a raconté Bruno Pescheux, directeur de la cimenterie de 2008 à 2014, devant les enquêteurs, d'après une source proche du dossier. La direction française du groupe Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim, "a validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables ", ajoute le SNDJ dans ce document.

Les enquêteurs soupçonnent aussi LCS de s'être, sous couvert de faux contrats de consultants, approvisionné en pétrole auprès de l'EI qui avait pris, à partir de juin 2013, le contrôle de la majeure partie des réserves stratégiques d'or noir en Syrie. "Si rien ne me remontait, c'est que rien de matériel ne se produisait", a assuré l'ex-PDG du groupe, Bruno Lafont devant le SNDJ.

C'est aussi dans cette affaire que d'anciens responsables de l'entreprise ont affirmé que la volonté de rester alors en Syrie avait reçu l'aval des autorités françaises. Pour l'instant, les magistrats instructeurs ont auditionné plusieurs ex-employés syriens de l'usine.

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